Que la loi néerlandaise permet-elle aux thérapeutes BIG en matière de psychédéliques ?

Ce que la loi permet aujourd’hui

Aux Pays-Bas, un professionnel de santé inscrit au registre BIG ne peut pas proposer des séances avec psilocybine, LSD ou MDMA comme soins de santé mentale réguliers en dehors d’un protocole de recherche reconnu ou d’un cadre légal spécifique. Pour la psilocybine, il n’existe à ce jour aucune directive de traitement reconnue au sein de la GGZ régulière. Cette ligne est confirmée par les échanges récents du secteur et par la jurisprudence disciplinaire publiée, voir notamment cette source publique en néerlandais qui résume l’état du droit et de la pratique : trip-forum.nl.

Pourquoi le risque disciplinaire est élevé

Une décision du Collège régional de discipline d’Amsterdam du 8 mai 2026 illustre le cœur du problème : la confusion des rôles. Dans cette affaire, un psychologue clinicien a été suspendu avec sursis. Le collège a reproché d’avoir toléré l’usage de psilocybine durant des séances de thérapie, un manque d’échanges collégiaux, une tenue de dossier insuffisante et le fait d’associer visiblement l’enregistrement BIG à des activités autour d’un retrait psychédélique. Pour des clients, la frontière devenait floue entre une prise en charge médicale et une activité non médicale. C’est précisément cette ambiguïté qui met en cause la confiance légitime du public envers les soignants BIG.

Où placer la ligne de séparation

Le message central de la jurisprudence est clair : séparer nettement la fonction de soignant BIG de toute activité liée aux psychédéliques qui n’appartient pas à la GGZ régulière. Cela implique de ne pas impliquer des clients actuels ou anciens de sa propre pratique, de ne pas utiliser le titre BIG pour promouvoir des sessions, de ne pas présenter ces accompagnements comme une psychothérapie ou un traitement médical et d’organiser ces activités en dehors de l’infrastructure de soins habituelle. Point clef à retenir, même pour les personnes les moins averties : travailler avec des truffes à psilocybine n’est pas un traitement de la GGZ régulière. On ne parle pas ici de thérapie au sens médical, mais d’un accompagnement non médical clairement distinct.

Rôles possibles et accompagnement responsable

Un professionnel BIG peut, dans certains cas, contribuer en dehors de sa casquette de soignant : par exemple en apportant une expertise générale, en conseillant sur la sécurité, la préparation et l’intégration, sans diriger des sessions comme s’il s’agissait de soins de santé mentale. Lorsque des substances sont illégales comme le LSD ou la MDMA, l’accompagnement se limite à une approche de réduction des risques. Il ne s’agit en aucun cas d’encourager la possession ou l’usage de substances interdites. Quand des produits sont légalement disponibles, l’accompagnement demeure non médical et doit rester séparé des soins GGZ.

Exemple de séparation des rôles chez Triptherapie

Au sein de Triptherapie Pays Bas, des professionnels ayant une formation en psychologie contribuent à la qualité et à la sécurité. La distinction est nette entre les personnes qui encadrent des sessions non médicales et les professionnels BIG qui assument surtout une mission de conseil. Un exemple souvent cité est celui d’une psychologue GZ enregistrée au BIG qui soutient l’organisation sur les cadres GGZ, la sécurité et l’intégration, sans animer elle-même de sessions. Cette façon de faire permet de bénéficier d’une expertise psychologique sans présenter une session avec truffes comme un soin GGZ ou une psychothérapie.

En pratique

Deux repères guident l’action. D’abord, sans directive reconnue, protocole de recherche ou base légale claire, la psilocybine n’a pas sa place comme traitement GGZ régulier chez un soignant BIG. Ensuite, plus la séparation est forte entre la fonction BIG et toute activité non médicale liée aux psychédéliques, plus le risque disciplinaire diminue. Chaque cas reste évalué selon ses faits précis. La prudence s’impose : transparence sur la nature non médicale des activités, documentation correcte, absence d’ambiguïté dans la communication et, au besoin, conseil juridique.

Conclusion

Aux Pays-Bas, la loi et la discipline professionnelle ne visent pas d’abord la molécule, mais la clarté des rôles. Un soignant BIG ne peut pas proposer la psilocybine, le LSD ou la MDMA comme soins GGZ en dehors de cadres stricts. Les contributions possibles existent surtout en soutien et en intégration, avec une séparation nette d’avec la pratique de soins. En cas de doute, mieux vaut s’informer, poser des frontières claires et rappeler sans ambiguïté qu’un accompagnement avec truffes n’est pas un traitement de la GGZ régulière. Pour un premier échange confidentiel sur un accompagnement responsable, vous pouvez vous inscrire à un entretien.